Couverts

 

Tiens c’est vrai, vous surprends-je hoquetant entre un rot de champagne et un reproche de dinde : pourquoi ce curieux terme générique de couverts pour évoquer la familière trinité fourchette-couteau-cuillère et autres fourniments à débusquer le fruit de mer ? Au moment de mettre la table, votre esprit déjà passablement embrumé ne vous avait-il pas alerté sur le fait qu’il manquait un couvert ?
La fratrie de ce singulier et de ce pluriel vous apparaît maintenant un poil méandreuse et pour une fois, les bubulles n’y sont pour rien.

Mais revenons à nos moutons, moutons.

Biffons de suite la théorie du plat chaud que le serveur découvre devant vous dans les restaurants chic. Si tout ce qui permet de ne pas se saloper les pognes en mangeant a pris le nom de couverts, c’est tout bêtement par synecdoque d’après le couvert, qui depuis 1570 désigne l’ensemble des éléments qui couvrent la table en vue d’un gueuleton (nappe, serviettes, gibier d’évier).

Tout comme vos gaz d’après dinde ne sont bien sûr qu’un seul et même gaz ; de même, le reproche de tout à l’heure vous vaudra-t-il des reproches, parce que la discrétion et vous, hein.
Synecdoque.

Passez bien les fêtes.

 

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