Panique au village

 

« Déjanté ». On avait banni cet adjectif galvaudé. Faudrait faire une exception pour Panique au village.
Quoi qu’est-ce ? Un village donc, où se trament a priori des choses pas claires, à la limite de la carabistouille si vous voulez mon avis. Des figurines répondant aux noms de Coboy, Indien, Cheval y bougent image par image (un appareil photo numérique remplace la caméra, le stop motion ça s’appelle, faut une patience d’ange), sur fond de ciels peints et de décors en carton-pâte qui tiennent avec des bâtons de brochettes. Ça va d’un dégât l’autre à 2000 à l’heure, le Benoît Poelvoorde prête ses éructations au fermier Steven (voir vidéo ci-après), les auteurs Vincent Patar et Stéphane Aubier ont eu l’heur de se connaître sur les bancs de l’école, section arts visuels, en plein Bruxelles. Vous l’aurez compris, c’est bon, c’est beau, c’est belge. Et ça désopile sec.

La série s’est d’abord déclinée en courts épisodes pour Canal + avant qu’un long-métrage n’arrive sur la Croisette en 2009. Le tout est disponible en dévédé comme de juste.
Chez nos amis grands-bretons, jamais les derniers question rigolade, Panique au village est distribué et doublé par le studio Aardman (Wallace et Gromit, Chicken Run). Consécration, ou je ne m’y connais plus.

A picture is better than a long story une fois :

Quelques grandes personnes parviennent à plier leur maestria à leurs quatre ans et demi. Des artistes ça s’appelle.

 

Publicités

Vous diriez même plus :

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s