Comment consommer Tourtel avec modération mais jusqu’au bout de la nuit ?

 

Tourtel, vous vous souvenez ? Les publicitaires nous juraient, par la voix de Tom Novembre, qu’on pouvait « en boire jusqu’au bout de la nuit ». Jusqu’à ce que patatras, il faille du jour au lendemain « consommer avec modération ».
Les pubeux l’avaient dans l’os ; pour une fois qu’ils tenaient un bon slogan.

Ils auraient pu néanmoins rattraper le coup. Promouvant une bière « sans alcool », il leur suffisait de souligner que la modération en tant que corollaire du danger de « l’abus d’alcool » faisait pschitt.
C’eût été jouer aux khôns, la mention « sans alcool » relevant, au mieux, d’une coupable approximation : chez Tourtel comme ailleurs, la blonde titre à 1° (de même que la brune tire par tous les temps, comme l’assurait Lio jadis).

lio

Nœud gordien, dilemme et aporie : vous voilà Gros-Jean comme devant, avec votre pack.

Or donc, quelle attitude adopter ?
Réagissez en pochtron civilisé.
Plusieurs options s’offrent à vous :

 

♦  Trouvez ce Modération dont on parle tant et invitez-le à se mettre minable en votre compagnie. Blague éculée mais qui fera toujours son petit effet, surtout après trois bières.

 

♦  A quelque chose, malheur est bon. Si vous êtes insomniaque, ne gardez qu’une canette au frais, que vous prendrez soin de siroter gorgée par gorgée chaque fois que vous vous relèverez.

 

♦  A la distillerie la plus proche, exigez qu’on extirpe de votre bibine ce degré d’alcool qui vous fout dedans cause tant de misères. Il n’est pas certain que le goût du breuvage ainsi obtenu n’en pâtisse pas mais au moins, vous aurez votre conscience pour vous.

 

♦  La réclame ne stipule aucun horaire de début de beuverie. Profitez de ce vide juridique pour commencer à décapsuler juste avant l’aube, l’imminence du « bout de la nuit » vous garantissant une quasi-sobriété qui restera dans les clous. Déconseillé toutefois en cas de nuit polaire, par définition plus longuette que sous nos latitudes.

 

♦  « On peut en boire… » ; mais qui est ce on ? « Un khôn », comme dit l’adage. Là encore, engouffrez-vous dans la brèche. Puisqu’il n’est pas précisé à combien il est permis de se refiler le goulot, conviez une assemblée où chacun, à tour de rôle, aura droit à sa lampée avant d’aller s’endormir sagement. Veillez cependant à disposer d’une brosse à dents par personne, l’haleine chargée au houblon n’ayant, de bon matin, plus grand-chose à voir avec le concept de convivialité qui prévalait la veille au soir.

 

Flegme et dignité, montrez de quel bois vous vous chauffez.

 

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