Peut-on mourir de khônnerie ?

 

Les symptômes du fléau sautent aux yeux mais son foyer reste méconnu. Une fois contractée, la khônnerie s’auto-entretient, vouant à l’échec tous vos efforts pour lutter contre. Comme disait l’oncle Georges, le temps ne fait rien à l’affaire.

Mais alors, les métastases dégradent-elles physiquement le sujet ? Autrement dit, peut-on en mourir ? Rien n’est moins sûr, car les khôns courent les rues avec une santé insolente.
Attention, on ne parle pas de décès dus à la khônnerie en général. L’accident fatal provoqué par le khôn est une conséquence de sa khônnerie et ne peut donc être comptabilisé dans les statistiques des morts par khônnerie.

 

Toutefois, à quoi peut-on attribuer les morts que l’on nomme pudiquement (« naturelle », « dans la force de l’âge », « de sa belle mort ») sinon à la khônnerie rampante ?
Si guérison il y a, elle doit passer par des traitements adaptés.

 

Or donc, quelle attitude adopter ?
Réagissez en rempart contre la khônnerie civilisé.
Plusieurs options s’offrent à vous :

 

♦  La greffe de cerveau. A pratiquer avec précaution car chaque donneur est un porteur sain lui-même.

 

♦  Le sevrage. Privez le khôn de ses émissions préférées, rézosocios et autres reflets ou déversoirs de sa khônnerie. Retirez-lui le droit de vote et celui de procréer. Enfin, préservez-le de son entourage, généralement atteint par contagion au même degré que lui.

 

♦  L’électrochoc. Aveuglé par la khônnerie, le khôn oublie sa condition de mortel. Zigouillez ce qu’il a de plus cher au monde pour lui rappeler la brièveté de l’existence.

 

♦  Face au khôn, il importe de vous prémunir en n’entrant jamais dans son jeu. Lui prouver par a+b qu’il est khôn ne le rendra pas moins khôn. Essayez plutôt de le vacciner en le confrontant à encore plus khôn que lui.

 

♦  Le khôn n’a pas inventé l’eau chaude. Ni même l’eau froide. En revanche, sa khônnerie est d’une inventivité prodigieuse. Proposez sa candidature au concours Lépine de la khônnerie. Le khôn n’aime rien tant qu’être mis en valeur.

♦  Le khôn en phase terminale délire. Abrégez ses souffrances avec la formule incantatoire :

Maiiiiiiistuvaslafermertagueuuuuuuuuuuuuuuuuuuuule ?

Il ne s’en relèvera pas.

 

Flegme et dignité, montrez de quel bois vous vous chauffez.

 

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