Comment avouer l’inexistence du père Noël sans passer pour un traître ?

On se demande bien pourquoi il faut en passer par le père Noël pour égayer la distribution des cadeaux. A fortiori pour que le mythe s’écroule au bout de quelques hivers.

En tant que parent, n’auriez-vous pas meilleur compte à dire d’emblée à ces petits khôns que c’est vous qui vous chargez de tout ? Non seulement vous en tireriez toute la gloire mais ils sauraient s’en souvenir en temps utile.

Au lieu de ça, afin que votre progéniture ne se doute de rien, il vous faut jouer la comédie et veiller à ce que nul n’évente la supercherie, laquelle vous révèlerez vous-même en tâchant d’être aussi convaincant qu’au premier Noël.

 

Vous ajouterez donc la désillusion au mensonge. Au risque de baisser dans l’estime du mouflet. Et de le faire baisser dans la sienne, au moment où il se demandera comment il a pu gober cette histoire de gros monsieur avec ses rennes volants.

 

Or donc, quelle attitude adopter ?
Réagissez en parent civilisé.
Plusieurs options s’offrent à vous :

 

♦  Pour ne pas vous dédire totalement, coupez la poire en deux. Laissez entendre au mioche que vu le boulot, le père Noël est obligé de vous déléguer les présents du foyer.

 

♦  Dans le cas où le gniard apprend par un tiers que tout ça c’est du flan, feignez de le découvrir en même temps que lui et criez au complot.

♦  Une autre solution est de ne jamais rien avouer jusqu’à votre mort. Revers de la médaille : votre descendance comptera naïvement sur papa Noël lorsqu’elle sera en âge de vous offrir des cadeaux. Avantage : vous vous les offrirez vous-même, évitant ainsi de devoir apprécier les mauvaises surprises.

 

♦  Si l’usine à chouiner vous reproche de l’avoir abreuvée de bobards, rappelez-lui que contrairement à monsieur le curé, monsieur le rabbin, monsieur l’imam et madame Irma, vous les lui signalez comme tels.

 

Flegme et dignité, montrez de quel bois vous vous chauffez.

 

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