A qui revendre votre papamobile ?

 

Voilà un problème qui ne se posait pas jusqu’à XVI Soupapes. C’est vrai ça, avant lui, tous les big bosses de la chrétienté se refilaient la tire à peine achevé leur petit tour sur terre. Le plus fidèle serviteur de Dieu aurait d’ailleurs très bien pu faire valoir ses droits à la retraite sans bousculer cette tradition-là : carte grise biffée, clé au pote François et hop, marché concla… conclu. Manque de bol, ce dernier ne l’utilise guère, prise peu le blindage et préfère les transports en commun ou la marche.

Alors hein ? Hein ? Mettez-vous à la place du Benoît, avec sa bagnole sur les bras.

Pis faut voir l’engin. Même plus cotée à l’argus, ingarable, aucune reprise. Et pour cause, jamais allée sur l’autoroute ! Disons-le tout net, c’est un veau. Et salissante avec ça. Seul avantage : elle pollue peu, avec sa fumée blanche.
Autant dire que les acquéreurs potentiels risquent de ne pas se bousculer au portillon, a fortiori flanqué de gardes suisses.

papamobile

Or donc, quelle attitude adopter ?
Réagissez en papamobiliste civilisé.
Plusieurs options s’offrent à vous :

 

♦  Cédez votre chignole au premier dictateur venu, toujours désireux de se refaire une virginité.

 

♦  Puisqu’elle ne dépasse pas le 12 à l’heure, refourguez-la à des parents dont la progéniture réclamerait à cor et à cri des leçons de conduite avant l’âge légal. Véhicule école sans aucun danger, à condition de ne la rouler que dans l’allée.

 

♦  Faites-en don à une association de quartier pour son corso fleuri, ou au musée océanographique pour y caser les murènes (jusque-là serrées comme des sardines). Ou mieux encore, au parc d’attractions du Vatican : grâce à la vision panoramique qu’offre le toit ouvrant, toute la famille pourra s’y entasser dans la joie en chantant « Plus près de toi mon Dieu ».

 

♦  Nul doute qu’un nartiste contemporain paiera le prix fort pour y ajouter une merdouille de son cru (savamment décalée). Et la remettre en vente avec un zéro de plus.

 

♦  Vous pourrez, à défaut, tirer un prix (trans)substantiel des pièces détachées : c’est bien le diable si les saintes jantes, le saint vilebrequin, les saintes courroies et le saint arbre à cames ne trouvent pas preneur.

 

Flegme et dignité, montrez de quel bois vous vous chauffez.

 

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